Nous assurons toujours nos livraisons dans le respect des règles et de la sécurité de tous nos partenaires.

Sur le chemin du déconfinement, nous avons perdu deux-trois habitudes pourtant bien ancrées dans la culture frenchy... On aurait pu croire par exemple que l’idée de ne plus pouvoir se faire la bise chagrinerait tout le monde - et c’est tout le contraire ! Partout sur les réseaux sociaux, on se réjouit de l’abandon de cette convention étrange. 

Ce rituel claquant et parfois baveux, s’il n’est pas tout neuf, a souvent été observé par nos voisins mondiaux avec amusement, plus particulièrement en ces temps de distanciation sociale. La fin de la bise signera-t-elle l’arrêt de notre culture de contact et de nos élans latins si sympatoches ?

En vrai, les adversaires de la bise, enfin soulagées de cette gluante salutation, sont massivement des femmes. Car la bise est sexiste. Les hommes se serrent virilement la main entre eux, mais nous colle leur bouche sur les joues au moindre prétexte dans une embrassade paternaliste. Et entre femmes (puisque nous sommes de fait des êtres de douceur pour la société), nous nous infligeons la même bisette évoquant la sororité certes - mais celle du cadre 100% familial. Cette lutte anti-bise, qui pourrait passer pour de l’acrimonie aux yeux de certains (« oh allez, va, c’est gentil un bisou ! »), prend pourtant tout son sens dans le monde du travail : quelle femme d’affaires ne s’est pas sentie minorée par l’imposition de ce protocole idiot ? Aucune parce que non, on n’a pas envie de faire la bise quand on va conquérir un marché. 

Nous avons donc recensé toutes les bises auxquelles nous sommes heureuses d’échapper enfin. Et nous sommes certaines qu’on trouvera d’autres façons, moins invasives et sexistes, de se témoigner notre respect ou notre tendresse dans cette société post-Covid. Ne vous inquiétez pas - cœur avec les doigts.

 

La bise obligatoire.

Rectifions d’emblée ceci : ce n’est pas parce qu’on commence à se connaître ou qu’on a une tête sympathique qu’on est obligé(e)s de passer à la bise. La désarmante injonction « Allez, on se fait la bise ! » balancée tout sourire est notre pire ennemie. On peut aussi se faire un check en fait - et ça fera toujours de nous des potos.


La bise de la honte

Celle que vous ne devriez pas faire mais que vous faites quand-même, dans un élan/réflexe sociétal. Vous vous voyez y aller au ralenti, vous réalisez que vous allez commettre un impair, mais impossible de reculer : il est déjà trop tard  ! Vous voilà avançant toute bouche offerte contre sa joue. Le/la voici touché(e), et vous coulé(e) d’embarras ! 

La bise qui claque

Ah, qu’elle est désagréable cette bise qui claque si fort sur votre joue, et bien trop près de l’oreille, capable de vous rendre un instant, sourd(e) ! Impossible après d’apprécier la conversation, couverte par l’infernal acouphène généré par ce baiser.

La bise qui pique.
Elle n’y peut rien cette vieille tante si elle a le poil robuste. Mais avouons-le, cette sensation de celui-ci nous piquant la joue au moment de la bise... C’est franchement désagréable. Le traumatisme perdure souvent de l’enfance jusqu’à maintenant. 


La bise punching ball.
Soyons précis, si bise il doit avoir, bise il y a, mais gentiment et bien calé sur les deux joues. Et non, sous forme de claques aller-retour violentes des zygomatiques. Un drame pour les pommettes saillantes.



La bise prise.

Comme une prise de judo, l’idée est visiblement d’immobiliser l’adversaire, de le neutraliser tandis qu’on l’embrasse comme du bon pain. La méthode old school désarçonne sévèrement puisqu’on vous saisit la tête par l’arrière pour porter votre visage tout entier vers le bisou redouté. La méthode plus soft saisit simplement les épaules ou le bras.

 

La bise odorante.

Ajoutant un niveau supplémentaire de pénibilité à la gestuelle invasive, la découverte olfactive d’un after shave bon marché (« tiens, le boss porte Drakkar Noir ? ») ou celui d’un parfum très/trop fort (« Tata aime beaucoup beaucoup Samsara ») est un choc certain. C’est dans ces moments-là qu’on rêverait d’avoir un pschitt de Stérimar à portée de narine.


La bise virtuelle.

Ou air bise. Celle qui mime la vraie bise ; elle en a l’aspect extérieur (le mouvement vers l’autre, les lèvres qui s’avancent pour former un bisou, le son qui fait mwah…) mais elle ne repose sur rien, elle s’envole dans l’air pas loin de votre joue mais pas dessus non plus. Pourquoi faire la bise dans ces cas-là ?

 

La bise droite-gauche.

De quel côté initier le mouvement ? A droite ? A gauche ? Et si la personne en face a pris la même voie que vous, allez-vous vivre un humiliant carambolage de bisous ? C’est ainsi que, parfois, on manque de rouler une pelle à une relation pro alors qu’on était venu(e) signer un contrat.

 

La bise appliquée.

Celle, à l’inverse de la bise punching ball, qui est déposée presque scolairement, avec précision sur le milieu de la joue, forçant souvent son auteur(e) à pencher la tête de côté pour ajuster son tir d’affection. Et franchement, c’est aussi gênant que le reste.

 

 

La bise border. 

Cette-ci, c’est la plus équivoque. Pas tout à fait sur la joue, pas tout à fait sur la bouche, cette bise se colle - maladroitement, volontairement, allez savoir - entre les deux ! 

 

 

La bise mouillée.

On la connaît bien celle-ci. Impossible de l’oublier. Elle reste là, collée sur la joue, sans qu’on sache trop comment se débarrasser de sa trace sans en vexer l’auteur(e). La laisser sécher ? L’essuyer d’un revers de main en prétendant remettre une mèche de cheveux en place ? Prier pour qu’elle soit bien placée et confondue avec notre highlighter ? Tragédie humide.

 

La bise colorée.

« Oh je t’ai mis du rouge sur la joue ! » suivi, souvent, d’un rire cristallin. Ça n’a pourtant rien de drôle de devoir se frotter la pommette en détruisant au passage son maquillage minutieusement appliqué - pas comme ce barbare baiser au lipstick tartiné sauvagement sur notre visage à notre corps défendant.

 

La bise à l’américaine.
Mais qu’est-ce que c’est que cette tendance qu’ont les Américaines de smacker leurs enfants - même plus très enfants - sur la bouche? Cette pratique ne semble pas être arrivée jusqu’à nous. Eh bien que ça continue ! 

 

La bise régionaliste.

« Chez nous, c’est trois ! ». Ah OK, donc on y va - à reculons - pour un rab de bisouilles. « Ici, c’est seulement une ! » et nous voici suspendu(e)s dans les airs, fauché(e)s en plein élan, ne sachant pas quoi faire du second baiser qu’on s’apprêtait à appliquer. À Troyes, ils en font quatre, en Bretagne une seule... Et c’est tellement compliqué qu’il faut une carte pour s’y retrouver.

 

 

 

 

La bise libidineuse.

Celle qui s’attarde trop longtemps sur votre joue, souvent accompagnée d’une respiration un peu lourde censée signifier « désir ». Gros gros malaise (surtout éviter l’eye contact après).


La bise d’après.
Celle, sèche et nulle, échangée avec l’ex-amour de votre vie croisé malencontreusement dans la rue, remplaçant vos baisers (très) mouillés et langoureux d’avant. La bise triste, quoi.

 

La bise câlin.

Plus rare, sauf en cas d’ébriété et d’hyper affection (ça va souvent ensemble après quelques verres), elle commence normalement mais, tout d’un coup, dérive en un hug péniblement sincère dont on n’arrive pas à se dépêtrer. S’accompagne souvent d’un « je t’adore, toi, tu sais » larmoyant. Oui, oui, j’ai bien compris, merci.

 

La bise esquive.
Ca se voit, il/elle a très envie de vous rouler une pelle. C’est décidé, il/elle s’est lancé(e), il/elle y va. Et vous le/la voyez arriver, vous avez bien compris son élan d’amour. Mais hop, vous tournez le visage d’un mouvement rapide et détournez votre bouche. La sienne atterrit sur votre joue, déçue. Le baiser s’est transformé en banal bisou. Il/Elle a capté le message. Vous êtes gêné(e) mais la bise vous a sauvé d’une situation encore plus gênante.

 

Sur ce, on vous fait de gros bisous ! 

Article précédent
Article suivant
Fermer (esc)

Popup

Use this popup to embed a mailing list sign up form. Alternatively use it as a simple call to action with a link to a product or a page.

Age verification

By clicking enter you are verifying that you are old enough to consume alcohol.

Votre panier
Votre panier est vide.
Boutique